La naissance des chiots

La naissance normale

Le grand jour est arrivé ! Quelques jours auparavant, la chienne se montre nerveuse et quelquefois refuse même de s’alimenter. Toutes ces manifestations sont l’indice de l’imminence de la mise bas. Profitez de ce laps de temps pour aménager un endroit tranquille où vous placerez sa corbeille que vous aurez pris soin de garnir de vieux chiffons ou de journaux.

La mise bas

Quand la mise bas commence, si tout se passe normalement, la chienne accomplit son travail sans aucune aide. Contentez-vous de la surveiller et de l’accompagner par des paroles d’encouragement. Cependant, soyez prêt, si une complication survenait, à appeler votre vétérinaire.

La mise bas peut durer entre six et huit heures pendant lesquelles la chienne, couchée sur le côté, est en proie à des contractions fortes et répétées. Au rythme de 30 minutes environ, un chiot est expulsé, enrobé dans une poche que la chienne déchire afin de permettre au petit de respirer. Le placenta évacué après chaque naissance est immédiatement ingéré par la mère.

La naissance avec complications

N’hésitez pas à faire appel à votre vétérinaire si la mise bas ne se déroule pas normalement, c’est-à-dire si aucun chiot n’a encore fait son apparition deux heures après le début des contractions, ou s’il s’écoule plus de deux heures entre chaque naissance malgré les efforts soutenus de la mère.

Si votre chienne est de petite race ou d’une race dont la tête est volumineuse, comme le bouledogue ou le carlin, l’accouchement peut nécessiter une césarienne. Prévoyez cette intervention avec votre vétérinaire.

Enfin, rappelez-vous qu’une gestation ne doit pas durer plus de 65 jours. Si ce délai est dépassé, interrogez d’urgence votre vétérinaire, il peut y aller de la vie même de votre chienne.

Un chiot ne respire pas

Si vous assistez seul à la mise bas, apprenez les gestes qui peuvent le sauver :

  • Avant tout, débarrassez sa bouche des membranes qui y sont collées ;
  • Stimulez sa circulation sanguine en le frottant avec un linge;
  • Afin d’évacuer les mucosités qui gênent sa respiration, maintenez-le tête en bas tout en le secouant légèrement ;
  • Pratiquez un genre de «bouche-à-bouche» en soufflant doucement dans sa bouche et son nez. Sa poitrine devrait alors se soulever ;
  • Enfin, essayez cette astuce (qui réussit parfois): placez-lui un grain de gros sel sur la langue afin de provoquer une brusque réaction.

Après la naissance

Le moment d’émotion passé, il faut songer aux précautions à prendre pour que la mère et les petits demeurent en parfaite santé. En ce qui concerne la mère, faites-la examiner le plus tôt possible par le vétérinaire afin de vous assurer que tout risque d’infection ou d’inflammation est écarté. Il faut savoir que parfois le placenta non expulsé peut provoquer un empoisonnement du sang, ou encore un embryon mort et demeuré en place doit être extrait d’urgence. Les mamelles doivent également être inspectées pour prévenir ou stopper toute inflammation.  Enfin, si la chienne ne semble pas rassasiée par le repas que vous lui servez, n’hésitez pas à la nourrir autant de fois qu’elle le réclame. En effet elle a fourni de gros efforts lors de la mise bas qui l’ont vidée de ses forces et l’allaitement va lui demander encore beaucoup d’énergie.

Quant aux petits, ce qu’il leur faut avant tout, c’est de la chaleur, car ils sont incapables de réguler leur température avant une bonne semaine. Aussi, placez-les dans une pièce où règne une température avoisinant les 30°C pour que leur développement se fasse en douceur. En une dizaine de jours, s’ils tètent à volonté, ils doublent leur poids de naissance et peuvent affronter des températures un peu plus modérées.

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