Le Lévrier Arabe ou Sloughi

Il n’y a qu’un seul Lévrier Arabe : le Sloughi.

Les origines du lévrier arabe

Si nous en croyons le commandant Prezdziecki, ardent défenseur et propagandiste de la race (et de surcroît président du comité de direction du cynodrome d’Alger), le Sloughi serait un habitant relativement récent de l’Afrique du Nord. Venu au début du Moyen Age en Berbérie, avec le flot des invasions de l’ Islam, il aurait réussi, dans ce pays, à éliminer l’antique Lévrier Lupoïde, qui y résidait depuis des millénaires.

Les Arabes l’ont en grande estime. Ils font entre lui et tous les autres chiens une notable différence. Pour eux, le Sloughi est « horr » (noble), les autres chiens sont kelb (impurs).

Les caractéristiques du Sloughi

Les caractéristiques de cette belle race sont : une tête assez importante, sans être lourde, un crâne plat, un peu large à la base, avec l’œil aussi foncé que possible et les oreilles plates et tombantes attachées sur la ligne de l’œil; la poitrine, très profonde, le dos presque horizontal, mais court; le rein est fort et la croupe osseuse. Le poil, ras et fin, couvre une musculature extrêmement sèche, qui surprend toujours l’Européen, habitué à ne voir que des chiens ronds et gras. La couleur la plus appréciée pour la robe est sable plus ou moins charbonné, avec tête à masque noir, ou bringé plus ou moins foncé. La taille est de 0,65 m environ, pour un poids d’une trentaine de kilogrammes.

Le commandant Prezdziecki décrit ainsi la vie du Sloughi au désert : « Après un long sommeil réparateur, il s’éveille, étirant distraitement ses longues jambes; puis, sans hâte, se coulant entre les touffes, il va de tertre en tertre, d’où son regard scrute l’horizon lointain… Et soudain, contrastant avec sa nonchalance de grand seigneur, c’est la détente fulgurante et la course folle vers la proie qui s’enfuit. »

Compagnon traditionnel des fils des grandes tribus, le Sloughi voit, hélas se restreindre le champ de son activité, depuis les interdictions de plus en plus envahissantes des lois occidentales (la chasse à vue étant encore interdite par les lois françaises). Fort heureusement, et l’on en reparlera plus loin, le commandant Prezdziecki a pu à ce jour conserver son élevage florissant et donner au Sloughi une nouvelle activité en lui ouvrant les portes du cynodrome d’Alger.

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