L’hygiène chez le chien

La toilette

Il est indispensable de consacrer chaque jour quelques minutes aux soins de toilette destinés à maintenir la peau et le poil en parfait état de propreté. Si l’habitude en a été prise dès le jeune âge, cette toilette, loin d’être un ennui est l’occasion d’un jeu et, tout au moins, elle est facilement acceptée. Les détails en varient quelque peu selon la nature du poil.

En principe, débarbouillez les lèvres, les yeux, les oreilles, le ventre, avec un linge humide ou du coton, puis brossez ou peignez avec un instrument approprié à la nature du poil. Si celui-ci est court une lame de caoutchouc épais donne d’excellents résultats.

Pour les poils longs il existe des brosses spéciales, dont les soies raides et écartées sont très efficaces. Cette opération enlève le poil mort qui donne un aspect terne à la robe et qui se répand si fâcheusement sur les tapis, fauteuils, vêtements, etc…

De temps à autre vous saupoudrez les poils avec une poudre insecticide afin de détruire les puces et les poux qui passent si facilement d’un chien à un autre. Si, malgré tout, il se produit une invasion un peu importante, renouvelez les applications deux fois par semaine, pendant au moins un mois pour détruire les parasites qui pourraient prendre naissance pendant ce temps. N’oubliez pas de désinfecter aussi les coussins, niche, caisse, etc… Attention, le D.D. T. cause parfois des accidents, il est donc prudent d’en éviter l’emploi.

Les Bains

L’opportunité des bains est souvent discutée. Leur utilité n’est cependant guère contestable car le poil, naturellement un peu gras, finit par s’enduire de poussière qui lui confère un aspect terne.

Les bains sont d’autre part un excellent moyen de lutte contre les puces et les poux. Mais le bain d’un chien un peu gros et à long poil n’est certes pas une petite affaire. Ce n’est guère que s’il est petit et que vous disposiez d’un local approprié que vous pouvez entreprendre vous- même cette opération en prenant les précautions suivantes.

L’eau ne doit pas être chaude, mais à peine tiède. Assurez- vous-en toujours, sinon, échaudé un jour, votre chien craindra ensuite l’eau froide comme un vulgaire matou. L’eau étant versée dans un récipient convenable, placez-y doucement l’animal sur ses pattes pour qu’il n’éprouve aucune mauvaise impression. Faites couler l’eau doucement sur le corps et terminez par la tête.  Savon Pour le nettoyage proprement dit, il est à la rigueur possible d’utiliser du savon blanc ordinaire, mais comme il contient souvent des produits irritants pour la peau, très difficiles à éliminer, même par un rinçage très soigné, il est préférable d’employer des produits spécialement préparés pour cet usage.

Le séchage

Au cours du bain et du séchage il importe d’éviter les courants d’air, causes de refroidissements. Pour terminer vous séchez très soigneusement, ce qui n’est pas le plus facile. L’été placez-vous en plein soleil; l’hiver tenez-vous devant un poêle et munissez-vous d’une bonne provision de torchons secs et, si possible, d’un séchoir électrique.

Fréquence des bains

Elle doit être en rapport avec vos possibilités et les conditions de température de la saison. Evitez tout abus et dès que la peau présente quelque rougeur, indice d’une irritation anormale, abstenez-vous pendant quelque temps et changez de produit.

Pour les petits chiens à poil blanc ou clair vous pouvez de temps en temps remplacer un bain par une friction avec du talc de Venise ou mieux un shampooing sec spécialement préparé.

Les soins courants

Signes de la bonne santé. Un chien en bonne santé a le poil brillant, le nez légèrement humide et frais; sa température est de 38 à 38°5, un peu plus chez les jeunes, un peu moins chez les vieux.

En principe tout changement dans les habitudes, dans les allures générales doit retenir l’attention et faire craindre quelque indisposition ou maladie. Il importe alors d’observer le sujet de plus près de façon à pouvoir intervenir rapidement si les symptômes s’aggravent.

Vous consulterez un vétérinaire qui sans doute prescrira l’administration de médicaments. Ceci ne présente guère de difficultés, encore convient-il de s’y prendre convenablement.

L’administration des médicaments

Il est important d’agir avec assurance et fermeté, pour que le chien sente d’emblée qu’il doit en passer par où vous voulez. Ne versez jamais un liquide dans la gueule ouverte de force, vous risqueriez de le faire avaler « de travers », c’est-à-dire qu’une partie passerait dans la trachée, dans les poumons et y déterminerait de graves complications.

Selon sa taille, vous serrerez votre chien sous votre bras ou entre vos jambes, regardant dans le même sens que vous. Vous lui tiendrez la tête légèrement relevée une main tenant la bouche fermée, l’autre tirant la commissure des lèvres en dehors de façon à former une sorte de poche dans laquelle vous faites verser doucement le liquide avec une cuiller ou mieux un petit flacon. Si le chien est quelque peu indocile et si vous ne possédez pas bien le tour de main un aide est nécessaire, mais avec un peu d’habitude vous arriverez à vous en passer.

Pour lui faire prendre des comprimés, bien maintenir le chien dans la même position, entrouvrir la bouche et déposer les comprimés sur la langue. La bouche est ensuite tenue fermée jusqu’à ce que la déglutition soit effectuée. Au besoin vous faites prendre un peu de liquide.

Les poudres et, souvent aussi, les comprimés peuvent être délayés dans un peu d’eau ou de lait, mélangés à une bouchée de viande hachée ou amalgamées avec un soupçon de beurre.

Les parasites intestinaux

Il peut arriver que votre chiot se soit infecté au contact de sa mère et qu’il soit porteur d’Ascaris, c’est-à-dire de vers ronds de quelques centimètres de longueur.

Ces parasites se multipliant directement il est prudent de les expulser le plus tôt possibles ce qui est facile grâce à des spécialités à base de santonine. Vous pouvez intervenir ainsi vers l’âge de deux ou trois mois, puis une ou deux fois par an, à moins de réinfestation exigeant des administrations plus fréquentes.

Les Ténias ou vers plats sont beaucoup plus gros, plus « spectaculaires mais en réalité beaucoup moins dangereux que les ascaris, à moins d’être en fort grand nombre. Ils ne se développent pas, en effet, directement chez le chien et leurs larves doivent vivre chez un hôte intermédiaire, le lapin par exemple ou la puce. Il est maintenant facile de faire rejeter à un chien ses ténias grâce à des ténifuges qui s’administrent par gouttes et assurent l’expulsion rapide des parasites.

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